Thème : lecture

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Re: Thème : lecture

Message  camatlie le Mar 29 Avr - 16:17

merci j'ai de la lecture pour soir -1-

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Re: Thème : lecture

Message  ShiningSoul le Mer 30 Avr - 18:30

Bon, on va enchaîner avec la suite...

Cela faisait des heures que nous avancions dans l’immense étendue blanche des montagnes. Le soleil s’était levé une heure auparavant et depuis, tout n’était que miroir réfléchissant autour de nous. Dom avait ses lunettes de skis, mais moi, je n’avais rien et je devais constamment me cacher sous les couvertures pour empêcher mes yeux de cligner dans la lumière.
Vers midi, Dom trouva une petite grotte où il s’arrêta pour nous faire un repas froid. Il me donna les trois quarts et le reste à Dory.
- Tu ne manges pas ? demandai-je.
- Je n’ai pas très faim, dit-il en haussant les épaules. Dory et toi devez manger si vous voulez tenir jusqu’au bout. Et de toute façon, ce n’est pas la première fois que je saute un repas.
Je lui souris. Malgré la fatigue et la soif, il arrivait encore à se sacrifier pour les autres. Mais je ne pouvais lui permettre de ne rien manger, sous prétexte que j’étais faible et en plus grand besoin que lui.
- Tiens, dis-je en tendant le reste de mon repas.
- Non, c’est pour toi, dit-il.
- Je ne te laisserai pas partir sans avoir pris ne fut-ce qu’une bouchée, insistai-je.
Voyant que j’étais déterminée, il accepta de finir mon assiette.
- Tu n’aurais pas dû, dit-il en posant l’assiette vide à côté de lui.
- Il n’est pas question que tu te sacrifies entièrement pour moi, dis-je d’un ton décidé. Tu as déjà tant fait pour moi, tu mérites une récompense.
Je me laissai aller en arrière et posai ma tête sur la couverture. Dory vint s’installer à côté de moi, près de ma jambe, pour me tenir chaud.
- Repose-toi un peu, me dit Dom. Nous repartirons dans l’après-midi.
Je fermai les yeux et ne tardai pas à m’endormir.
Lorsque je me réveillai, Dom étais toujours assis à la même place, le regard perdu dans le vague. Dory, quant à elle, allait de ci, de là, cherchant vainement un semblant reste du repas.
- Bien dormi ? me demanda-t-il en me souriant.
- Pas trop, mais je me sens un peu reposée.
Il se leva et prépara la civière. Puis, il me prit et me porta jusqu’à elle et me déposa délicatement sur les couvertures.
- Pourquoi fais-tu tout cela ? demandai-je.
- Comment ça ?
- Toute cette opération de sauvetage. Tu aurais pu partir chercher les secours, mais au lieu de ça, tu risques ta vie pour me sauver. Pourquoi ?
Il me regarda un long moment de ses beaux yeux aigue-marine. Je sentis un frisson me parcourir le dos et mon cœur se mit à battre de plus en plus vite. Il ouvrit la bouche, mais à l’instant où il allait dire quelque chose, il se ravisa.
- Reste bien au chaud, me recommanda-t-il, alors que nous nous mettions en route. Je vais tâcher de couvrir la moitié du parcours qu’il nous reste avant la prochaine halte.

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Re: Thème : lecture

Message  camatlie le Mer 30 Avr - 19:26

ah ben mince j'ai oublier de lire hier soir :-( bref, je lie ce soir :-)

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Re: Thème : lecture

Message  ShiningSoul le Sam 3 Mai - 10:22

Comme me l'a fait remarqué The_7th_leopard, il manque une partie entre l'antépénultième et l'avant-dernier...
Pour ceux qui aurait pas compris, c'est entre le 3e et le 4e postage...
Voilà l'erreur rectifiée !
Bonne lecture !

L'idée de Dom était simple. Il allait se rendre dans les ruines du magasin de sport pour prendre une table et deux skis qu'il attacherait ensemble pour former une civière sur laquelle il me transporterait. La seule chose qui me faisait peur était de devoir contourner la montagne. Le prochain village était très éloigné, il nous faudrait traverser des ravins et longer des falaises pour s’y rendre. Je craignais que, malgré son niveau expérimenté en snowboard, il ne puisse nous mener tous les deux sains et saufs jusqu’au village.
Il eut tôt fait de construire la civière avec le matériel « emprunté ». Il plaça quelques couvertures autour de moi pour que je sois au chaud et à l’abri du froid, puis il me déposa délicatement sur la civière, prenant bien soin de ne pas bouger ma jambe blessée. Dory vint s’installer à mes côtés pour me tenir au chaud et cela me rassura.
Dom serra son écharpe, puis vérifia soigneusement que les skis tenaient bien au traîneau avant de se mettre en route.
La première partie du voyage se déroula sans problème. Dom suivait la piste de ski qui descendait le long du village et fort heureusement, celle-ci n’avait pas été endommagée par l’avalanche. Ce fut seulement lorsque nous arrivâmes près du remonte-pente que les ennuis commencèrent. La piste se terminait à l’orée de la forêt et ne continuait nulle part. Il nous fallait nous résoudre à prendre le chemin traversant la forêt. Résolument, il me tira derrière lui et pénétra dans les bois.
Le chemin n’était pas mauvais, mais il y avait beaucoup de sève sur la neige, ce qui rendait la progression de Dom difficile. Il y allait lentement, prenant bien attention aux endroits ou il posait sa planche et la civière. Dory avait peur de ce moyen de locomotion, mais heureusement, elle me faisait confiance et ne bougeait pas.
La traversée de la forêt se fit sans problème et nous finîmes par déboucher dans une prairie.
- Je ne pense pas que nous aurons des problèmes ici, lança-t-il par-dessus son épaule. Néanmoins, si tu remarques un problème quelconque, dis-le-moi tout de suite !
Je hochai affirmativement de la tête et resserrai les couvertures autour de moi, tandis qu’il amorça lentement la descente. Avisant la neige autour d’elle, Dory sauta de la civière et s'ébroua dans la poudreuse.
- Dory ! Dory, reviens ! criai-je.
Mais elle fit la sourde d’oreille et poursuivit sa course.
- Laisse-là jouer un peu, dit Dom sur un ton rassurant. Après cette première décente, elle mérite bien une petite course.
En soupirant, je me laissai aller sur la civière. Je n’osais pas le dire à Dom, mais j’avais de plus en plus froid et la douleur dans ma jambe ne cessait d’augmenter.

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Re: Thème : lecture

Message  camatlie le Sam 3 Mai - 15:04

ah ben voilà hihihi je trouvais aussi qu'il manquer qqch !

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Re: Thème : lecture

Message  camatlie le Mer 7 Mai - 19:25

ben alors là suite ???????

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Re: Thème : lecture

Message  ShiningSoul le Jeu 8 Mai - 17:55

Ok, ok, ça vient...
S'cusez-moi, j'ai une semaine chargée à bloc et c'est que maintenant que je peux me poser un peu...
Voilà la suite !

Un vent glacial soufflait sur la prairie, mais je ne m’arrêtai pas pour autant. Bien qu’elle ne me le disait pas, je savais qu’Ashley allait de moins en moins bien. Je ne pouvais m’arrêter, même si mes jambes criaient pour une pause. A force de me crisper pour empêcher la civière de nous entraîner dans une chute qui pourrait s’avérer mortelle, des crampes se formaient dans mes cuisses et mes mollets.
Je chassai ces pensées sombres pour me concentrer sur la pente. Devant moi gambadait Dory. Elle semblait heureuse de pouvoir se jouer et elle ne pensait plus du tout à sa maîtresse. Soudain, un précipice sans fond se dessina devant moi. Je posai la civière perpendiculairement à la pente, afin d'éviter qu'elle ne glisse, puis j’ôtai mon sac à dos et descendit.
Devant moi s’étendait un ravin d’une cinquantaine de mètres de profond. Tout en bas coulait une rivière recouverte d’une épaisse couche de glace. Debout au bord du ravin dans un équilibre assez précaire, je me balançai un peu avant de donner un brusque coup de reins qui me fit choir dans la neige.
Je restai ainsi un moment, attendant que les battements frénétiques de mon cœur se calment un peu. J’ôtai ma planche que je posai assez loin du précipice, puis me mettant à plat-ventre, je rampai jusqu’au bord.
En dessous de moi se trouvait une gorge assez étroite avec de grandes parois rocheuses sur les deux côtés..
- Je crois avoir trouvé un moyen de poursuivre notre descente… dis-je à Ashley lorsque je retournai vers elle.
J’étais un peu excité, mais ma voix, je pus percevoir une légère crainte.
- Comment comptes-tu t’y prendre ?
- Nous allons suivre le sentier qui serpente jusqu’au bas du ravin. Il me paraît assez large pour laisser passer la civière et mon snowboard. De plus, il passe sous le perchoir de Dory, ce qui nous permettra de la prendre en chemin.
Elle me regarda avec des yeux affolés.
- Tu es fou ! Comment allons-nous faire pour arriver en bas sans nous briser les os ?
- Ecoute-moi, Ashley ! dis-je sur un ton ferme. Tu vas descendre avec moi, que tu le veuilles ou non. Il n’y a pas d’autre chemin pour nous rendre au village, et tu le sais mieux que moi.
Elle baissa la tête, abattue.
- Je te promets d’y aller doucement, dis-je d’un ton plus doux. Je ne prendrai pas de risques inutiles et je ferai tout mon possible pour que nous arrivions en bas sains et saufs.
Elle leva vers moi un regard baigné de larmes.
- J’ai tellement peur, Dom…. murmura-t-elle.
- Je te comprends, dis-je en passant un bras réconfortant autour de ses épaules. Je te demande simplement de me faire confiance…
Elle sécha ses pleurs et tenta vainement de sourire.
- Enveloppe-toi chaudement dans tes couvertures et tiens-toi prête à descendre, lui recommandai-je.
Tandis qu’elle s’installait confortablement, je descendis reprendre ma planche demeurée au bord du ravin. Lorsque je remontai, Ashley était prête. Je fixai solidement mon snowboard à mes chaussures, et m'étant assuré que la civière était en ordre, je commençai la descente.
Celle-ci était plus raide que ce que j'imaginais, mais heureusement pour moi, la pente n’était pas gelée, ce qui m’évitait de gros ennuis. Ashley se cramponnait de toutes ses forces au bord de la civière, tâchant de paraître brave, mais je savais qu’elle avait peur. Je chassai brusquement ces pensées de mon esprit : si je voulais atteindre le bas de la piste sans incident, je devais focaliser toute mon attention sur le parcours.
Après de longues minutes, je parvins au bas du premier contour. Sachant à présent comment m’y prendre, je m’autorisai à un peu plus de vitesse, mais je ne le fis pas longtemps, car Ashley se mit à gémir.
« Tout doux, Dom », me dis-je. « L’important n’est pas de faire un record de descente, mais d’arriver à bon port en un seul morceau. »
Le reste du parcours se fit sans problèmes, mais plus d’une fois, je faillis perdre le contrôle de ma planche en l'accrochant dans des contours. Je ne sais pas si je le devais au refus de laisser Ashley dans cet état, ou à mon entêtement à toujours vouloir faire quelque chose au-delà de mes capacités, toujours est-il que nous arrivâmes en bas sains et saufs.
A peine arrivé, je m’empressai de voir Ashley. Celle-ci avait la bouche toute bleue et ses cheveux étaient à moitié gelés. Néanmoins, elle me sourit lorsque je lui caressai le visage.
- On a réussi ? demanda-t-elle dans un murmure.
- Oui, on a réussi.
Elle prit ma main et se frotta la joue avec. Un frisson me parcourut l’échine en sentant la froideur de ses doigts.
- Comment te sens-tu ? demandai-je.
- Fatiguée et ma jambe me fait atrocement souffrir.
- Je vais voir ce que je peux faire pour la soulager.
Je pris mon sac et tentai de trouver un médicament dans ma pharmacie pour calmer la douleur, mais j’avais épuisé ma réserve. Regardant autour de moi, j’aperçus deux jeunes arbres poussant côte à côte. Soudain, je compris ce que j’allai faire. Sortant mon canif, je me dirigeai vers eux et les coupai. De retour vers Ashley, je les sciai pour qu’ils soient de la même longueur que sa jambe cassée.
- Que vas-tu faire ? demanda-t-elle.
- Je vais construire une attelle pour ta jambe, expliquai-je en sortant un morceau de tissu de mon sac pour le déchirer en long. Ce sera rudimentaire, mais cela empêchera ta jambe de bouger.
Délicatement, je plaçai les deux bouts de bois contre son tibia, puis lui demandant de les tenir ensemble, j’attachai le tissu autour. Elle grimaça de douleur lorsque je serrai, mais aucun son ne sortit de sa bouche.
- Reprends un peu de force, dis-je en lui tendant une tasse de chocolat chaud. Il nous reste encore un long chemin à faire.
Elle la prit entre ses mains et but lentement le liquide brûlant. Petit à petit, les couleurs lui revinrent aux joues et aux mains. En la regardant, je ne pus m’empêcher de penser à nos moments passés ensemble.
Elle sentit mon regard et leva la tête et me demanda :
- A quoi penses-tu ?
- Rien de spécial, dis-je en secouant la tête. Je pensais à nos jeux lorsque nous étions enfants.
- A quoi, précisément ?
- Notre première rencontre. Tu te rappelles ? Tu sortais de la voiture dans les bras de ton grand frère et lorsque nos regards se sont rencontrés, tu as poussé un cri en même temps que moi.
- Oui, je me rappelle, dit-elle en riant. Je croyais voir du feu devant moi, alors que toi, tu as cru que j’avais une forêt sur ma tête.
- Et nous avons chacun couru dans les bras de nos parents pour nous réfugier, poursuivis-je en riant de plus belle.
- Oui… j’ai couru dans les bras de mon père et il m’a demandé : « Pourquoi as-tu peur de Dominic ? C’est un petit garçon tout comme toi qui a une particularité physique assez marquée. Vous avez chacun quelque chose de spécial, mais ce n’est pas une raison pour crier à tue-tête. »
Un long silence se fit. Une gêne s’était installée entre nous et je ne pouvais m’empêcher de penser que malgré les années écoulées, nous n’avions pas changé. La seule chose qui nous avait séparé était ce fichu surnom que nous nous étions affublés lors d’un jeu en compagnie du berger Tony.
- Il nous faudrait songer à continuer, dis-je en me relevant.
Ashley hocha la tête en silence. Elle me tendit sa tasse vide, puis elle s’emmitoufla dans ses couvertures. Je voulus dire quelque chose, mais son visage baigné de larmes m’en empêcha. Je remis ma planche, puis nous reprîmes notre route.

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Re: Thème : lecture

Message  camatlie le Jeu 8 Mai - 19:03

merchi merchi .-)

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Re: Thème : lecture

Message  ShiningSoul le Jeu 15 Mai - 13:03

Pas vraiment de réaction.... -74-

Bon tant pis, je passe à la suite...

Cela faisait des heures que nous avancions dans l’immense étendue blanche des montagnes. Le soleil s’était levé une heure auparavant et depuis, tout n’était que miroir réfléchissant autour de nous. Dom avait ses lunettes de skis, mais moi, je n’avais rien et je devais constamment me cacher sous les couvertures pour empêcher mes yeux de cligner dans la lumière.
Vers midi, Dom trouva une petite grotte où il s’arrêta pour nous faire un repas froid. Il me donna les trois quarts et le reste à Dory.
- Tu ne manges pas ? demandai-je.
- Je n’ai pas très faim, dit-il en haussant les épaules. Dory et toi devez manger si vous voulez tenir jusqu’au bout. Et de toute façon, ce n’est pas la première fois que je saute un repas.
Je lui souris. Malgré la fatigue et la soif, il arrivait encore à se sacrifier pour les autres. Mais je ne pouvais lui permettre de ne rien manger, sous prétexte que j’étais faible et en plus grand besoin que lui.
- Tiens, dis-je en tendant le reste de mon repas.
- Non, c’est pour toi, dit-il.
- Je ne te laisserai pas partir sans avoir pris ne fut-ce qu’une bouchée, insistai-je.
Voyant que j’étais déterminée, il accepta de finir mon assiette.
- Tu n’aurais pas dû, dit-il en posant l’assiette vide à côté de lui.
- Il n’est pas question que tu te sacrifies entièrement pour moi, dis-je d’un ton décidé. Tu as déjà tant fait pour moi, tu mérites une récompense.
Je me laissai aller en arrière et posai ma tête sur la couverture. Dory vint s’installer à côté de moi, près de ma jambe, pour me tenir chaud.
- Repose-toi un peu, me dit Dom. Nous repartirons dans l’après-midi.
Je fermai les yeux et ne tardai pas à m’endormir.
Lorsque je me réveillai, Dom étais toujours assis à la même place, le regard perdu dans le vague. Dory, quant à elle, allait de ci, de là, cherchant vainement un semblant reste du repas.
- Bien dormi ? me demanda-t-il en me souriant.
- Pas trop, mais je me sens un peu reposée.
Il se leva et prépara la civière. Puis, il me prit et me porta jusqu’à elle et me déposa délicatement sur les couvertures.
- Pourquoi fais-tu tout cela ? demandai-je.
- Comment ça ?
- Toute cette opération de sauvetage. Tu aurais pu partir chercher les secours, mais au lieu de ça, tu risques ta vie pour me sauver. Pourquoi ?
Il me regarda un long moment de ses beaux yeux aigue-marine. Je sentis un frisson me parcourir le dos et mon cœur se mit à battre de plus en plus vite. Il ouvrit la bouche, mais à l’instant où il allait dire quelque chose, il se ravisa.
- Reste bien au chaud, me recommanda-t-il, alors que nous nous mettions en route. Je vais tâcher de couvrir la moitié du parcours qu’il nous reste avant la prochaine halte.

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Re: Thème : lecture

Message  camatlie le Jeu 15 Mai - 13:49

si je voulais réagire que tu avais déjà ce paragraphe au moins que je l'ai lu 2 fois -6-

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Re: Thème : lecture

Message  ShiningSoul le Jeu 15 Mai - 15:55

Euh... -73-
J'ai pas très bien compris, mais je mets quand même la suite....

Le soleil avait disparu derrière les montagnes, laissant place à la lune et aux étoiles. Cela faisait déjà 36h que nous avions quitté le village et toujours pas le moindre signe d’une présence humaine. Je n’osais pas le dire, mais j’avais de moins en moins espoir que nous atteindrions le village à temps. L’état d’Ashley n’allait pas en s’améliorant et si nous ne trouvions pas de secours d’ici la fin de la journée, je craignais que ce ne soit la fin pour nous deux.
Alors qu’elle dormait, j’avais décidé d’avancer tout le restant de la nuit, puis durant toute la journée du lendemain. Je m’en fichais si je me blessais où si je m’endormais sur la route, j’étais déterminé à atteindre le village dans les prochaines 24h, et rien ni personne ne m’en empêcherait.
Toutes les heures, je m’arrêtais pour donner un peu de chocolat à Ashley pour qu’elle reste au chaud. La plupart du temps, elle le buvait dans son sommeil et il me fallait alors lui soutenir la tête pour l’empêcher d’avaler de travers. Je constatais avec inquiétude que sa température ne cessait d’augmenter heure après heure. Le fait de savoir qu’elle était au plus mal me donnait l’énergie de poursuivre ma course insensée.
Peu de temps avant l’aube, je m’octroyai deux heures de sommeil, puis je repartis de plus belle. Ashley ne s’était pas réveillée depuis notre dernière halte et je commençais à être inquiet. Sans m’en rendre compte, je pensais de plus en plus à elle et de moins en moins à la piste.
Et ce qui devait arriver arriva. J’étais perdu dans mes pensées, lorsque soudain, mon snowboard dérapa sur une plaque de glace et je fus entraîné dans une glissade effrénée. Devant moi, je vis que la pente s’arrêtait brusquement une cinquantaine de mètres plus loin. Plantant ma planche dans la neige, je tentai vainement de perdre de la vitesse. Au début, cela ne fit rien, mais petit à petit, je sentis que je ralentissais. Je réussis à m’arrêter juste sur le bord du précipice, mais la civière n’en fit pas de même et bascula dans le vide.
De la main gauche, je m’accrochais à une pierre et de l’autre, je tenais la civière. Celle-ci était appuyée sur le bord, dans un équilibre précaire. Si je ne trouvais pas une solution dans les minutes qui suivaient, c’était le grand plongeon assuré pour nous deux.
Au moment où je sentais que je n’arriverais plus à tenir, quelqu’un me saisis la main droite. Je tournai la tête et vis que Ashley tentait de s’accrocher à moi, aidée par Dory qui, par je ne sais quel miracle, avait réussie à sauter de la civière avant que celle-ci n’atteigne le bord du précipice.
Le contact de la main d’Ashley me redonna des forces. Je parvins à la mener plus proche du bord, mais la civière me tirait en avant.
- Il va nous falloir abandonner la civière ! criai-je.
Dans son regard se lisait de la peur à l’idée de poursuivre la route sans civière, mais elle me fit confiance. Elle s’accrocha fermement à mon bras et je pus lâcher la planche. Alors, tandis que notre moyen de locomotion terminait sa course en s’écrasant au bas de la falaise, je me hissai sur la corniche, aidé d'Ashley.
Dès que nous fûmes sains et saufs sur la neige, j’ôtai ma planche, puis je me précipitai vers elle. Ses lèvres étaient toutes bleues et sa respiration saccadée, mais elle était indemne.
- Est-ce que ça va ? demandai-je en la serrant dans mes bras.
- J’ai… j’ai cru que c’était la fin, murmura-t-elle en serrant mon manteau de toutes ses forces.
- Oui, moi aussi.
Dory vint nous rejoindre et lécha affectueusement le visage de sa maîtresse, comme pour lui assurer qu’elle était là. Nous restâmes ainsi un long moment assis dans la neige, en silcenc, n’osant croire que nous avions évité la catastrophe de très peu.
- Comment allons-nous poursuivre notre route ? demanda Ashley en enfouissant son visage dans ma veste.
Je restai un moment silencieux. Sur le moment, je n’avais pas pensé à la suite de notre voyage, seulement à me sortir de cette situation périlleuse. Mais maintenant qu’elle l’évoquait, la poursuite me semblait impossible. Les skis étaient partis avec la civière et je ne pouvais utiliser mon snowboard pour nous deux.
Soudain, j’eus une idée. Elle était très risquée, mais c’était le seul moyen qu’il nous restait pour poursuivre notre route.
- Tu vas venir avec moi sur ma planche, dis-je en me séparant d’elle.
- Mais comment ?
Elle semblait incrédule, ne sachant pas du tout comment j’escomptais nous prendre tous les deux sur un seul moyen de locomotion.
- Je vais attacher ta jambe valide à la mienne et tu t’accrocheras à mon cou.
- Mais c’est du suicide !
- Tu vois une autre solution ?
Elle hocha négativement la tête. Je me levai et aller chercher une vieille ficelle qui traînait dans mon sac depuis des mois. Avec elle, j’attachai ma jambe à celle d’Ashley, puis je me mis sur ma planche et nous nous mîmes en route.
Ashley avait très peur, mais néanmoins, elle arrivait à me faire confiance. Ses bras enroulés autour de mon cou m’empêchait de voir clairement ma route, mais malgré cela, je ne me laissai pas aller au désespoir. Mon entreprise était du suicide et nous avions plus de chance de tomber que de glisser, mais rien ne m’aurait fait dévier de mon but.
Durant des heures, nous avançâmes dans la neige. Ashley avait depuis longtemps perdu connaissance et la fièvre avait recommencé sa lente progression. Pour la deuxième fois, le soleil disparut derrière les montagnes et de nouveau, je poursuivis ma course dans la nuit.
Le temps passa et la température chuta. Je commençai à perdre ma sensibilité dans mes pieds et je distinguai de moins en moins bien la piste qui se déroulait devant moi. Soudain, je vis la dernière pente, puis une immense plaine. Je sentis mon moral descendre à grande vitesse dans mes chaussettes : maintenant, il nous serait impossible de poursuivre avec la planche. Je m’effondrai au sol et pleurai amèrement.
J’avais lutté contre les éléments, contre le temps, contre le désespoir, tout cela pour devoir abandonner à la fin. La fatigue accumulée ses deux jours s'abattit brusquement sur moi et je sentis un énorme poids peser sur mes épaules. J'avais tout tenter et maintenant, j'allais porter sur la conscience la mort d'Ashley.
Soudain, je vis de la lumière dans la forêt. Je crus délirer, mais la lumière était toujours là. Levant la tête, je vis une multitude de points lumineux brillant dans le lointain.
- Ashley ! Ashley, regarde ! dis-je en pointant les lumières. Nous avons réussi !
Elle leva un regard fiévreux sur les lueurs, avant de mollement laisser retomber sa tête sur ma poitrine.
- A quoi bon tout cela, Dom ? demanda-t-elle d’une voix enrouée. Il est trop tard pour moi. Toi, tu peux encore survivre. Laisse-moi ici et poursuis ton chemin tout seul.
- Pas question ! Je ne t’abandonnerai pas, pas maintenant alors que nous sommes si proches. Soit tu viens avec moi, soit je reste avec toi.
- Va-t-en, Dom, laisse-moi ici. Pour moi, c’est… trop… tard.
- Ashley !
Elle ouvrit légèrement les yeux. Et tandis qu'elle perdait connaissance, je réussis à lui dire :
- Ecoute, Ashley. La raison pour laquelle j’ai risqué ma vie pour toi, c’est parce que je t’aime.
Et je déposai un baiser sur ses lèvres gelées. Elle ne réagit pas et tomba mollement sur ma poitrine, inconsciente.
Une rage indescriptible monta en moi. Je refusai de laisser tomber, pas après ce que je venais de lui dire. Abandonné serait me renier. Avec fureur, j’ôtai la ficelle qui nous attachait l’un à l’autre, puis j’ôtai mon snowboard et mon sac. Difficilement, je parvins à me lever, ainsi qu’Ashley. Je la pris sous les bras et les jambes, je passai ses bras autour de mon cou et je poursuivis ma route.
Le vent soufflait de plus en plus, s’infiltrant dans ma veste, sous mes lunettes et mon bonnet. Mes mains étaient gelées, ainsi que mes pieds. Mes sourcils étaient entourés d’une couche de gel et à chaque fois que je clignais des yeux, cela m’arrachait une horrible douleur. A mes côtés, Dory avançait bravement dans la tourmente. Elle ne semblait pas le moins du monde fatiguée, marchant devant moi pour me montrer le chemin. Elle s’arrêtait toujours après quelques pas, s’assurant que je la suivais avant de poursuivre bravement sa course.
Je n’avais presque plus de force et le corps d’Ashley contre ma poitrine était de plus en plus lourd à porter. Chaque pas me demandait un effort surhumain et à chaque fois que je levais ma jambe, j’avais l’impression de tirer des boulets derrière moi. Autour, tout n’était que blancheur. Seul le pelage noir de Dory faisait contraste dans le paysage.
Soudain, mon pied heurta une pierre. Je vacillai un instant, mais je pus poursuivre ma route. Dory, voyant que je n’allais pas bien, se plaça derrière moi et me donna de petits coups de tête dans les jambes pour m’encourager à avancer. Je retrouvai un petit semblant d’énergie, mais après quelques pas, je lâchai Ashley. Celle-ci tomba lentement sur le sol, le visage face au ciel, ses cheveux bouclés gelés lui faisant une couronne blanche. Je tentai d’avançai, mais je ne pus faire un pas de plus et je m’effondrai dans la neige, non loin d’elle. Dory vint vers moi, me donnant des coups de tête et tirant sur mon manteau pour m’encourager à me lever.
- Je sais, Dory, mais je suis si fatigué. Je vais me reposer un instant avant de continuer.
Mais je ne pouvais m’arrêter. Si par malheur je m’endormais, je ne pourrais plus jamais me réveiller.
- Juste un instant, Dory, juste un instant…
Et alors que je sombrais dans l’inconscience, je sentais Dory qui me tirait le manteau, encore et encore et encore…

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Re: Thème : lecture

Message  camatlie le Jeu 15 Mai - 16:27

merci !

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Re: Thème : lecture

Message  ShiningSoul le Jeu 29 Mai - 18:01

Bon, allons-y pour la suite...

Lorsque je me réveillai, je me trouvais dans une chambre toute blanche avec plein d’appareils bizarres autour de moi. Un tuyau partait de chacun de mes bras pour aller prendre sa source dans un flacon pendu au-dessus de mon lit. Non loin de moi, un homme dans la quarantaine était assis dans une chaise. Il avait des cheveux bruns ornés de fils d’argent et un sourire en banane fendait son visage d’un bout à l’autre. Dans ses yeux bruns brillait une drôle de lumière, comme de la gaieté et de la joie.
- Ah ! Notre jeune rescapée refait surface ! dit-il en se levant.
- Où… où suis-je ? demandai-je.
- A l’hôpital, expliqua le monsieur. On peut dire que vous avez eu une sacré chance, votre compagnon et vous. Si je n’avais pas entendu votre chienne, vous seriez tous les deux enfouis sous la neige à l’heure qu’il est.
A cet instant, la porte s’ouvrit et une infirmière entra, suivit d’un monsieur en blouse blanche.
- Bonjour, mademoiselle, dit-il en me serrant la main. Alors, comment va-t-on, ce matin ?
- Je… je ne sais pas. Je n’ai plus mal à ma jambe, mais j’aimerais savoir qu’est-ce que je fais ici. Le dernier souvenir que j’ai, c’est la chute de la civière dans le ravin, puis c’est le néant.
- Il est vrai que vous méritez quelques explications. Monsieur Barnes ici présent va tout vous raconter.
- C’était il y a trois jours, expliqua le monsieur. J’étais parti dans la forêt couper du bois pour mon fourneau – parce que nous n’avions plus de réserves pour la fin de l’année – lorsque j’entendis des aboiements plaintifs. On aurait dit des hurlements à la mort. Intrigué, je me suis dirigé vers la clairière d’où il me semblait avoir entendu les appels et là, j’ai découvert un chien et deux corps gisant inanimés dans la neige. Dès qu’il m’a vu, l’animal a couru vers moi et s’est mis à me tourner autour, allant sans arrêt de moi aux corps et inversement.
J’ai alors compris qu’il s’agissait d’une urgence. J’ai couru à ma voiture chercher mon portable et j’ai appelé les secours. Dix minutes plus tard, une ambulance fonçait sirènes hurlantes en direction de l’hôpital avec vous et votre compagnon à l’intérieur. Arrivés à l’hôpital, les médecins ont pris en charge votre jambe cassée, tandis que votre compagnon était emmené dans une chambre pour recevoir des soins. Vous avez tous les deux dormis depuis lors et je dois dire que je suis soulagé de vous voir réveillée et en bonne santé.
Je me laissai aller dans mon lit. Ainsi, j’avais échappé de peu à la mort et je devais cela à cet homme qui avait eu la bonne idée de couper du bois dans la forêt.
- Et mon compagnon ? demandai-je. Comment va-t-il ?
- Son état est stable, mais il ne s’est pas encore réveillé. Il faut dire que vous êtes restés deux jours et demi dans la neige et le froid sans équipement nécessaire pour affronter un froid pareil. C’est un miracle que vous ayez survécu à une telle tempête !
- Ce n’est pas à cause de moi, mais grâce à Dom, expliquai-je, les larmes aux yeux. Dès l’instant où il m’a retiré des décombres du chalet, il a refusé de me laisser tomber et il s’est battu jusqu’à tomber d’épuisement.
- Les décombres du chalet ? s’étonna l’infirmière. Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
- Comment ? Vous n’avez pas entendu parler de l’avalanche qui a eu lieu dans le village situé à 20 kilomètres d’ici ?
Un lourd silence plana dans la chambre. Le médecin et l’infirmière étaient devenus tout pâles, alors que Monsieur Barnes tentait vainement de se tenir debout.
- Vous… vous voulez dire que vous avez survécu à cette avalanche qui a eu lieu la veille de Noël ?
- Oui, dis-je en hochant affirmativement la tête.
- Ça par exemple ! s’exclama le monsieur. Racontez-nous donc !
Alors, je leur narrai nos aventures, dès l’instant où j’avais été engloutie par l’avalanche jusqu’à ce que je perde connaissance dans les bras de Dom. L’événement avec la civière les remplis d’admiration et de peur, mais le plus beau fut lorsque je leur racontai l’idée de Dom de me porter sur sa planche.
- Ce garçon devait avoir une sacrée volonté pour pouvoir vous transporter depuis le chalet jusqu’aux bois bordant le village !
- J’aimerais bien le voir, demandai-je.
- Vous n’êtes pas encore en état de marcher, remarqua le médecin.
- Je m’en fiche ! dis-je en ôtant rageusement mes couvertures.
- Doucement, dit l’infirmière en les remettant en place. Vous pourrez le voir demain, si tout va bien.
- Non, je veux le voir maintenant !
Les larmes me montèrent aux yeux, mais je ne fis rien pour les cacher. Dom avait risqué sa vie pour me sauver et il était dans une chambre non loin de moi, dans l’incapacité de me voir. S’il ne venait pas à moi, c’est moi qui irait à lui.
- Entendu, dit le médecin. Je vais aller chercher une chaise roulante et Mlle Fames vous mènera jusqu’à lui.
Il revint quelques instants plus tard avec le fauteuil et aidé de l’infirmière, il m’installa dedans. Les deux perfusions furent suspendues à une barre au-dessus de ma tête fixée au fauteuil, puis la jeune femme me mena dans les interminables couloirs du bâtiment. Elle s’arrêta finalement devant une porte semblable à celle de ma chambre, la poussa et nous entrâmes.
Dom était couché, entouré de perfusions et d’appareils bizarres qui faisaient des bips-bips continus. Je fus tout d’abord frappée par la maigreur de son visage, puis par la blancheur de sa peau. Après avoir surfé dans la neige près de quarante heures, il devait être épuisé et il n’était pas difficile de comprendre pourquoi il avait perdu tant de poids.
- Je vais vous laisser seule, dit l’infirmière. Si vous avez besoin de quoique ce soit, appelez !
Une fois qu’elle fut sortie, j’avançai la chaise jusqu’au lit. Le visage de Dom était très pâle, mais il ne semblait pas blessé. Sa poitrine s’élevait et s’abaissait au rythme régulier de sa respiration. Sans comprendre pourquoi, une émotion m’étreignit la gorge et des larmes me montèrent aux yeux. Je reniflai, puis j’ôtai une mèche rouge qui lui barrait le front.
- Salut Dom, c’est moi, Ashley. Je… je ne sais pas quoi te dire….
Les larmes se mirent à couler et je reniflai.
- Tu vois… j’ai peut être été assez dure avec toi, par le passé… Je… je n’ai jamais accepté le fait que tu m’appelles Sheepy et tu t’amusais à me provoquer avec ça.
De son front, ma main descendit le long de sa joue et de son cou. Il y eut un frisson, mais je n’y pris pas garde. Ma main continua de descendre sur son épaule, puis sur son bras.
- Et puis le temps a passé… Je venais de moins en moins, et toi, tu t’éloignais de plus en plus… La dernière fois que nous nous sommes vus, nous nous sommes disputés… Et puis, mon père est mort et là, j’ai cru avoir tout perdu…
J’essuyai rageusement mes larmes, mais le flot continuait de couler. Caressant doucement son bras, je descendis jusqu’à sa main où je glissai mes doigts dans les siens.
- Lorsque je t’ai vu, derrière le chalet, j’ai pris peur… Pas seulement parce que je craignais ta réaction après tout ce temps, mais parce que… parce que…
Je n’arrivais pas à parler. Les mots étaient sur ma langue, mais je n’arrivais à les sortir.
- Dom, depuis cet instant… j’ai… j’ai réalisé à quel point tu comptais pour moi.
Je pris sa main et la posai sur ma joue.
- Je t’aime, Dom. Depuis le début, je t’ai aimé, mais j’ai eu peur de te le dire, alors j’ai fait croire que je te détestais.
Soudain, un flot sortit et je m’étalai sur son torse. Les larmes coulèrent en torrent et je ne fis rien pour les essuyer. Je restai un long moment couchée, puis je me redressai pour contempler son visage une dernière fois.
- Il va falloir que je parte. Je reviendrai dès que je pourrai.
J’allais lâcher sa main, lorsque celle-ci s’accrocha fermement à mon poignet et me tira brusquement sur le lit. Je tombai sur la poitrine de Dom et son bras vint entourer ma taille.
- Ne pars pas, murmura-t-il.
Levant les yeux, je vis qu'il me regardait en souriant.
- De… depuis tout ce temps, tu…
Je n’arrivais pas à parler, tant j’étais heureuse et surprise. De son autre bras, il essuya mes larmes et me souleva le menton.
- Oui, j’ai tout entendu. J’ai repris connaissance quelques heures après être arrivé ici, mais j’ai joué la comédie pour connaître ta réaction.
Je le regardai, incrédule.
- Tu… tu croyais que je ne t’aimais pas ?
- Oui.
Abasourdie, je me laissai tombée sur son torse.
- Je croyais que tu m’en voulais, après notre dispute sur ce fichu DVD que tu voulais voir et que je refusais catégoriquement de visionner.
Je souris.
- Ce qu’on a pu être stupides… dis-je.
- Oui, très stupides…
Je relevai la tête. Dom me regardait en souriant, ses cheveux barrant son front, donnant cet air malicieux que j’aimais plus que tout chez lui. Il se leva péniblement et, me tenant le menton, il s’approcha de moi et m’embrassa tendrement.
Ce fut comme si le monde autour de moi s’évanouissait dans ce baiser. A regret, nos bouches se séparèrent. Je regardai Dom en souriant.
- Il nous a fallu vivre une sacrée aventure pour que nous réalisions à quel point nous comptions l’un pour l’autre…
- Tu l’as dit ! m’exclamai-je en riant.
Après un silence, je remarquai :
- Il vaut mieux que je parte…
Dom m’embrassa une dernière fois, puis je lâchai sa main et me dirigeai vers la porte. Juste avant de sortir, je lui envoyai un baiser et je quittai la chambre à toute vitesse pour ne pas être tentée de revenir vers lui.

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Re: Thème : lecture

Message  camatlie le Sam 31 Mai - 9:13

merci !

il faut que je me dépeche de lire j'ai un peu de retard :_(

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Re: Thème : lecture

Message  ShiningSoul le Mar 17 Juin - 15:24

Bon, on arrive gentiment au bout de l'histoire...

Dès qu’Ashley fut sortie, je ne pus m’empêcher de pousser un cri de victoire.
- Youpi !
Un peu plus et je sautais dans la pièce. Après tout ce temps, je lui avais enfin dit et elle m’avait également confié ses sentiments.
A cet instant, la porte s’ouvrit et ma mère entra. Je fus choqué de la pâleur de son visage et de la rougeur de ses yeux. J'avais totalement oublié que j'étais parti sans lui donner le moindre indice sur mes intentions et qu'après trois jours d'absence, elle devait être des plus inquiètes à mon sujet.
- Maman ?
Elle resta un instant immobile, puis elle se précipita vers mon lit et me serra sur son cœur.
- Oh, mon chéri ! Mon chéri, mon chéri !
Je la tins contre mon torse, attendant que nos larmes cessent de couler. Mais plus j’essayais de les arrêter, plus je pleurais. Elle me tint serré contre elle durant de longues minutes, incapable de me lâcher, tant elle était heureuse de me revoir vivant.
- Mais qu’est-ce qui t’a pris de partir ainsi dans la tourmente ? demanda-t-elle- Ashley ! murmurai-je.
Elle ne me comprit pas, mais lorsqu’elle vit la lumière briller dans mes yeux, elle sut.
Ma mère resta à mes côtés tout au long de l’après-midi, bavardant et riant. Dans la soirée, Ashley nous rejoignit avec sa mère et son frère. Je fus heureux de voir que mis à part quelques bleus, elle semblait en pleine forme. Sa jambe était enveloppée d’un plâtre qui lui montait jusqu’au dessous du genou, mais elle n’en avait cure.
- Et qu’est-ce que nos deux tourtereaux vont faire maintenant ? demanda le frère d’Ashley.
- Me reposer en compagnie de Dom, répondit cette dernière en posant sa tête sur ma poitrine. Je ne veux pas encore penser à la rentrée…
- Ne t’en fais pas, la rassura sa mère. Après ce que vous venez de vivre, je pense que nous reviendrons souvent ici.
- Mais, et le chalet ?
Ma mère sourit avant de répondre :
- Vous vivrez chez nous. Par je ne sais quel miracle, l’avalanche a passé à côté de notre maison. En attendant que le chalet de vos grands-parents soit rebâti, vous êtes nos hôtes.
- Ce que vous pourrez faire dès ce soir ! annonça une voix derrière nous.
Je me retournai et aperçut le médecin qui m’avait soigné.
- Que voulez-vous dire, docteur ? demanda Ashley.
- Que toi et ton compagnon pourrez rentrer à la maison en fin de soirée. Vous êtes rétablis et vous pouvez dores et déjà quitter cet hôpital, même si Dominic est encore un peu faible. Encore quelques jours de repos avec une alimentation équilibrée et il n’y paraîtra plus !
Je demeurai silencieux. Ce n'est que maintenant que je commençais à réaliser la folie de mon expédition. Seul la Providence et la présence continuelle de Dory nous avaient empêchés de mourir de froid et de faim dans cette étendue de blanc et de rochers.
- A quoi penses-tu ? demanda Ashley.
Je la regardai en souriant.
- Que j’ai eu incroyablement de la chance dans ma malchance et que, grâce à cette aventure extraordinaire, j’ai rencontré la fille que je croyais à jamais perdue.
Et devant tous les autres, je lui saisis le visage et l’embrassai.

Trois semaines plus tard, je me rendis avec ma mère dans les Rocheuses. La neige avait passablement fondue et nous atteignîmes le village en moins de temps que prévu. Au détour d’un virage, je ne pus m’empêcher de sentir une vague de tristesse me submerger le cœur.
Devant moi se tenaient les décombres du village qui jadis était constitué de jolies petites maisons en bois et de magnifiques jardins. Tout n’était maintenant que ruines et désolation. La moitié des maisons avait été rasées par l’avalanche, laissant sur son passage de longues traînées de boue et de pierres.
- Ne t’en fais pas, me dit mon frère en me donnant une tape amicale dans le dos. Dans quelques années, tout sera comme avant et personne ne pourra soupçonné qu’il y a eu une avalanche ici.- Oui, mais il faudra du temps…
La voiture quitta la route et bifurqua à gauche dans les bois. Après deux cents mètres, nous débouchâmes dans une clairière surplombant le village. A gauche se trouvait une jolie petite maison, semblable à celle de mes grands-parents. Sur la droite, où jadis se tenait un magnifique bois, il n’y avait plus que souches retournées et rochers éparses dans la terre.
Notre arrivée fut saluée par un aboiement joyeux, avec un jeune homme aux côtés de l'animal.
- Dom ! criai-je.
La voiture à peine arrêtée, je bondis au dehors et me jetai dans ses bras.
- Tu m’as manquée, murmura-t-il en m’embrassant le nez.
- Toi aussi, répondis-je.
- Comment allez-vous ? demanda son père en sortant de la maison.
- Très bien, répondit ma mère. Nous revenons de l’hôpital où le médecin a ausculté Ashley. Il dit que la fracture est en voie de guérison et que dans deux ou trois semaines, elle pourra à nouveau marcher.
- Voilà de bonnes nouvelles ! En ce qui nous concerne, il faudra encore attendre un moment avant que la nature ne reprenne ses droits bafoués par l’avalanche.
- Oui, mais cela arrivera un jour, déclara Dom.
Je levai la tête pour le regarder. Dans ses yeux brillait une drôle de lueur, symbole d’une joie intense. Je le serrai contre moi et enfouis ma tête dans sa chemise. Oui, un jour, cela arrivera. La nature reprendra ses droits, tout comme elle avait repris son droit entre Dom et moi.

FIN

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